Les lectures de Sole

Recueil de notes sur mes rencontres littéraires, un roman, un essai, peu importe, seul compte le plaisir des moments partagés avec ces mondes merveilleux et troubles.

03 janvier 2008

Khaled Hosseini, Mille soleils splendides

hosseini_soleilsC'est vrai, ce roman me plairait, je le savais. J'avais été prise par Les Cerfs-volants de Kaboul, je m'attendais à être happée par le second. Malgré cette légère craint: et si Khaled Hosseini ne faisait que reprendre une formule qui a fait ses preuves? Donc je croyais pouvoir aimer ce livre. C'est la raison pour laquelle je l'ai rangé dans ma valise. Elu pour les vacances aux soleils.

Mais plein de choses à lire, à vivre. Rencontres humaines pendant cette quinzaine. Emotions dans le partage humain. Alors pour Milles soleils... , ce fut la veille de notre retour. Une nuit moite. pleine de moustiques. Une nuit de tristesse aussi. Comment dire au revoir à ceux qu'on aime? Comment dire on se reverra mais je ne sais pas quand ce sera? Comment dire Grand-mère, sois là à mon retour?
Une nuit d'insomnies. Peuplée par la vie de ces héroïnes dont Hosseini a choisi de parler. Une nuit à vivre leur vie, avec elles, près d'elles. A pleurer aussi.

Mariam et Laïla. deux femmes que rien ne rapproche, à l'exception de leur pays. La première grandit dans une clairière, pauvre, à l'ombre de son amour pour son riche père absent. Adolescente, elle se voit forcée d'épouser Rashid, un vieillard, de trente ans son aîné! Et sa vie aux côtés de cet homme brutal s'organise, exempte de toute joie. Même pas une vie de sacrifice, pour cela il faut avoir une raison ...
Dans son quartier, mais si loin de sa réalité, grandit Laïla. Elevée par des parents ouverts et progressiste, cette jeune fille s'épanouit, grandit, étudie et aime. Jusqu'à la mort de ses parents. Recueillie par Rashid, elle devient sa deuxième épouse, celle dont il espère un enfant.
Rien ne pousse ces femmes à se parler, rien ne semble les rapprocher, si ce n'est leur condition identique face au mâle.  Soumises toutes deux à la violence, aux coups et à la haine de leur mari. Réunies toutes deux dans l'amour des enfants. Elles tentent alors de fuir. Quitter cet enfer qu'est devenu l'Afghanistan.Et d'abord Kaboul, jadis la cité aux "mille soleils splendides".

Une histoire forte en émotions, en souffrances et injustices donc. Un récit prennant que j'ai dévoré, luttant contre les larmes, puis abandonnée à celles-ci. On pourrait dire -on le dira sans doute - que l'auteur se sert de certaines ficelles, que ce roman n'évite pas toujours l'émotion facile. Soit. Mais ces femmes sont une synthèse de tants d'histoires vécues, de tant d'existences ruinées, tuées dans l'oeuf que l'on ne peut leur reprocher "l'émotion facile".
D'autant que le roman attrappe aux coeur et aux tripes. Cet effet coup de poing a le mérite de ne pas laisser insensible. Et de nos jours, ce n'est pas rien!

coeur_dessin_

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16 novembre 2007

Vikas SWARUP, Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire

Un roman indien amusant, vraiment plein d'humaour mais ancré dans des réalités matérielles et humaines parfois horribles.

A venir

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01 novembre 2007

Anita Nair, Compartiment pour dames

anita_nair

Akhila prend le train. Pour la première fois depuis des années, elle pose un geste mû par sa seule envie. Fille aînée, elle a,  depuis la mort du père, vécu exclusivement pour sa famille. A 45 ans, elle ne peut s’empêcher de désirer une autre vie. De vouloir vivre pour elle. Vivre seule et prendre son destin en mains.

Mais que diront ses frères et sa sœur ? Que diront les membres de sa caste ? Akhila ne peut s’empêcher d’avoir peur. Une femme n’a-t-elle pas besoin d’un homme pour vivre ?

Dans son compartiment, cinq femmes, qui vont tour à tour se livrer, répondant à ses interrogations, à ses peurs. Six portraits de femmes indiennes, marquées par l’omniprésence de l’homme et l’image inculquée de la femme fragile.

Ces dialogues chuchotés, volés, ces confidences seront le moteur ultime d’Akhila, reconnaissant en chacune d’elles une part d’elle-même, écrasée par le joug masculin.

C’est un roman agréable à lire, qui berce le lecteur au rythme de ce train de nuit. Dans ce compartiment pour dames, vestige d’une ségrégation sexuelle omniprésente dans le roman, j’ai découvert des destins différents, mais unis dans cette soumission au mâle. Toutes, elles mettent en lumière la difficulté à être femme avant d’être épouse ou mère. L’impossibilité dans cette société hiérarchisée de se construire d’abord comme être à part entière. Mais ensemble, au-delà du panorama effrayant de la société indienne, ces six femmes donnent aussi à voir une étincelle, dont Akhila reprend le flambeau. La fin de ce roman est une vraie bouffée après le dernier portrait sombre et écrasant.

Instructif et bien écrit, ce plaidoyer pour la liberté féminine est une belle découverte dont je remercie les membres du club de lecture des blogueuses.

club_des_bloggueuses

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27 octobre 2007

Anna ENQUIST, Le retour

enquist_retourVoici une pure merveille. Et ce n'est que vérité.coeur_battant

Cette critique m'a pris du temps: mettre en mots les émotions que cette lecture a fait naître en moi ne fut pas évident.

Anna Enquist n'est pas une nouvelle venue dans le monde littéraire. Si vous ne la connaissez pas encore, je ne peux que vous conseiller de lire sans attendre Le chef-d'oeuvre et Le secret. J'avais vraiment aimé ces deux romans.

Le thème du Retour ne m'attirait pas de prime abord. Il reprend, sous la forme d'une biographie imaginaire, la vie d’Elizabeth Cook,  la femme de James Cook, le capitaine britannique qui, au  XVIIIe siècle, découvrit des territoires inconnus - de nous - et mourut assassiné par les "sauvages" à Hawaii. Mais ce n'est pas de cet homme dont il est question ici, ou si peu. 
Le Capitaine Cook navigue au loin, pendant que son épouse élève ses enfants, attendant le retour de ce mari qu'elle aime. Pendant ces longues périodes d'absence du mari, elle construit sa vie, va de l'avant, tentant de dépasser les douleurs atroces de son existence de mère. Cinq enfants sont nés. Deux sont vivants. Deux garçons, Nat et Jamie.
James va rentrer, Elisabeth le pressent, il faudra lui annoncer. Elle devra lui dire ces mots. Lui dire la mort du bébé qu'il n'a pas connu. Il voudra le voir, découvrir cet enfant dont elle était enceinte à son départ. Comment lui dire son deuil. Comment ne pas repenser à Elly, leur unique fille, morte à 4 ans.

Les enfants sont omniprésents dans ce roman, tant les vivants que les morts. Toute l'existence d'Elisabeth s'enrichit de leur présence. Pas comme une personne qui aurait besoin de donner sens à son existence, mais comme une mère aimante et forte qui les regarde grandir et devenir des hommes.
Mais les enfants ne grandissent pas toujours. J'ai pleuré en lisant ce livre. Versé des torrents de larmes à l'évocation d'Elly, de sa mort, de la douleur omniprésente, de ce vide inextinguible. J'ai pleuré encore, Elisabeth rend visite au vieil  Hartland après la mort de Nat , il lui joue une des Variations Goldberg:  «Elisabeth eut l'impression qu'une fenêtre s'ouvrait sur une magnificence infinie. C'est là qu'elle pourrait aller, la tête haute et sans larmes, consciente que son fils avait aimé cette musique.»

Une femme incroyable, d'une force émouvante, d'une sensibilité éprouvante. Une femme d'aujourd'hui affrontant les épreuves d'hier. Et un mari qui repart : «Voilà, Elisabeth, dit James avant son départ [...]. Cela n'a rien à voir avec toi. Tu es formidable, la meilleure femme que j'aurais pu choisir. [...] Mais la mer est là. Je ne peux pas m'en empêcher [...] parce que c'est ma destinée.»

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03 octobre 2007

Nina Berberova, Le roseau révolté

berberovaallez, bientôt j'en parle, promis.

Nous voici un mois plus tard. Et je suis bien embêtée de parler de ce très court roman. Un petit mot sur l'auteur d'abord: j'avais lu, en son temps, C'est moi qui souligne, puis dans la foulée Le laquais et la putain. Avec plaisir. Lorsque mon groupe de lecture m'a proposé ce petit texte, je me suis réjouie de retrouver Nina Berberova. ... Et puis bof bof bof. Bien sûr le contexte dans lequel je l'ai lu a joué. En effet, dans le cadre de ce groupe, je lis des romans à finalité pédagogique: nous recherchons des lectures incitatrices pour les jeunes de 15 à 18 ans. Et il me semble évident que cette nouvelle n'est pas une entrée pour de petits lecteurs.

Le roman commence en 1939. Une séparation sur le chemin de l’aéroport. L’homme part, rentre chez lui, elle reste à Paris. Un amour très fort, intense qui devrait perdurer malgré la guerre, malgré la distance.

Et le temps passe, la narratrice apprend à vivre en temps de guerre. Le vieux savant dont elle s’occupe meurt. La guerre s’achève, sans le retour de l’homme aimé. Et puis un voyage à Stockholm, invitée par l’éditeur du vieil homme. Et la rencontre d’Einar, des années après. Einar et sa femme. Einar marié depuis des années. Einar, vide, passif, absent. Et sa femme omniprésente, démiurge incessant.

C’est stylistiquement très beau, avec une réflexion plus qu’intéressante sur la force intérieure qui nous pousse à exprimer, par-dessus tout, notre conviction profonde, notre volonté ultime. Cette force dont Einar semble manquer, bizarrement, comme un pantin abandonné. Et ce roseau qu’est la narratrice de prendre sa vie à bras le corps et de choisir sa vie, son option, en refusant d’être elle-même une poupée qui dit oui.
C'est beau, mais parfois exaspérant. Je me suis à plusieurs reprises retenue de secouer ce mollasson, de crier à la narratrice de sortir de ce nid de vipères. De prendre ses jambes à son cou. L'amour ne justifie pas que l'on se laisse à ce point vampiriser.

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Naguib Mahfouz, Vienne la nuit

J'ai pris un peu de retard sur mes critiques, rentrée oblige.

J'essaierai en octobre de me remettre à flot...

Et octobre a filé à toute allure, sans même que je m'en aperçoive. Pfuit... Nous voilà déjà en novembre, mon blog quasiment abandonné pendant un mois. J'en suis triste. Allez voilà donc quelques mots sur ce roman.

mahfouzJ'avais déjà entendu parler de l'auteur comme d'un pilier de la littérature maghrébine. Je me souviens encore d'un cours sur la littérature maghrébine à l'unif... mais c'est plus que lointain. Jamais je ne m'étais lancée à l'assaut de cette forteresse. Et puis un conseil d'ami m'a mis ce roman dans les mains. Tout commence avec un deuil: une famille perd son père et mari, mais aussi, avec lui, sa seule entrée financière et son statut social. Et c'est la dégringolade, lente, désespérement maîtrisée par la mère et un des fils. Descente sociale et économique, mais plus insidieusement détente morale. Et le roman de s'orienter alors vers le destin de la fille de la famille qui, faute d'amour et d'attention, se perd à la recherche d'un peu de plaisir grignoté de ci de là. Jusqu'à la fin, dure, horriblement injuste.

Je ne crois pas avoir réussi à entrer dans ce livre, cet univers où  l'honneur familial  tient à la bienséance des filles, dont on s'occupe fort peu, par ailleurs. Ces filles dont on ne s'inquiète que de la probité visible, de la pudeur vendable. je suis à mille lieues de cet univers de mâles dominants et exsudant leur honneur. Il y a des personnages plus agréables, comme celui du frère qui se sacrifie pour sa famille. Mais tous souffrent, à mes yeux, d'une tare congénitale -ou cculturelle: cette impossibilité de dire. De parler à ceux qu'on aime.

Enfin, outre une thématique qui ne m'attire pas, des personnages dont certains m'ont fait grimper au mur, Vienne la nuit m'a déçue dans son écriture, très très classique. Travaillée parfois à l'excès. Et surtout sans réelle surprise.

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03 septembre 2007

Bernhard Schlink, Le retour

commentaire à venir

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14 août 2007

Batya Gour, Le meurtre du samedi matin

batya_gourEva Neidorf, grande psychanalyste, membre éminente du prestigieux Institut de psychanalyse de Jérusalem, est retrouvée assassinée alors qu’elle s’apprêtait à donner en ce lieu une conférence. Le texte de celle-ci est introuvable : y aurait-il là un lien ? Aucune trace d’effraction : la victime connaissait-elle son assassin ?

Entre alors en scène Michaël Ohayon, commissaire à la criminelle, qui va mener une enquête dans les méandres du monde de la psychanalyse, ou plutôt des psychanalystes.

Voilà un bon polar, dont le personnage principal m’a beaucoup plu. Bien sûr, comme tous les policiers de papier, Ohayon présente une vie personnelle compliquée. Mais au moins il n’est pas névrosé ni blasé. Au contraire, passer ce moment avec lui fut très agréable et m’a donné envie de le retrouver. En outre, j’ai découvert une ville, Jérusalem, tout aussi complexe que la pensée des psychanalystes, un vrai dédale de ruelles et de quartiers s’imbriquant les uns dans les autres.

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10 juillet 2007

Bernhard Schlink, Le retour

retour_schlinkCela faisait des années que j’avais envie de relire Schlink. Depuis Le Liseur et les émotions nées en moi à sa lecture. La découverte aussi de cette Allemagne honteuse, de sa difficulté à se sortir de la pesanteur de son passé. Et je retrouve ici cette réflexion. Comment être allemand aujourd'hui ? se demande le héros.

Peter Debauer se souvient de ses vacances en Suisse, chez ses grands-parents paternels. Ces derniers travaillent comme correcteurs d’épreuves pour une collection de romans populaires. Un jour, Peter commence à lire un bloc d’épreuves et découvre, fasciné, l’histoire d’un prisonnier de guerre allemand en Russie qui parvient à rentrer chez lui, pour y réaliser que sa femme ne l’a pas attendu.  Persuadé d'avoir déjà lu ou entendu cette histoire, Peter mène l'enquête, tentant de comprendre sa curiosité même pour cette histoire. Mais les pistes se brouillent, se perdent. Sa mère se tait.

Adulte, il poursuit son travail de recherche, persuadé que le soldat allemand pourrait être son père. Sa quête de vérité le conduit jusqu’aux Etats-Unis, où il est persuadé d’avoir identifié ce père insaisissable.

On retrouve dans ce roman un lien fort entre le cheminement du héros et de son pays. Lentement, il tente de faire la lumière sur son passé, de comprendre les silences. De panser les manques, sans trop rouvrir les blessures sensibles. Et puis, il y a le questionnement sur le bien et le mal, la justice et la règle. Très fort moment que celui de la rencontre avec le père, marquée par le besoin d'une image paternelle absente et la répulsion lente pour cet homme réel qu'il serait. Le retour est aussi un superbe roman d'initiation à l'âge adulte, qui m'a fait penser à Magnus de Sylvie Germain, par la construction fragmentée tant de l'histoire que de la personnalité du héros.

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11 mars 2007

Khaled Hosseini, Les cerfs-volants de Kaboul

hosseiniUn moment que j'ai emprunté ce roman à la bibliothèque, poussée par la bonne critique à sa sortie française. Et intéressée à l'idée de le comparer au roman de Khadra, Les hirondelles de Kaboul,  qui m'avait déçue. Et là je me suis lancée. Peut-être parce que les autres romans qui m'attendent sont des briques et que j'ai besoin d'une pause. Je lirai donc bientôt La Chorale des Maîtres-Bouchers et La rose pourpre et le lys. Mais avant, Les cerfs-volants et l'amitié entre Hassan et Amir. Amitié?
Le roman commence, ou plutôt replonge son narrateur, dans l'Afghanistan des années 70. Amir et Hassan vivent sous le même toit, mais l'un est le fils de la maison, l'autre celui du domestique, le premier est pachtoune, le second hazara, Amir est sunnite et Hassan chiite. Au-delà de ces différences, ils grandissent ensemble. D'abord frères ed lait, puis compagnons de jeux. Mais tout les sépare, particulièrement la jalousie d'Amir quand il s'agit de gagner une miette de l'amour et de l'attention de son père lointain et froid.

Dès les débuts,  je suis  sensible à la faute qu'Amir devenu adulte devra racheter. je sens bien aussi la difficulté à choisir entre l'amitié et le pouvoir qu'il peut exercer sur Hassan. cette relation est pipée dès le départ et les efforts de Baba - le père d'Amir - pour traîter ponctuellement les deux garçons de façon égalitaire me semblent un voeu pieu. Un leurre.

Ce roman m'a surprise, bien sûr j'en avais des attentes, mais je ne croyais pas accrocher à ce point. Et là, je suis restée pendue aux lèvres d'Amir, alors même que ce personnage ne m'était pas particulièrement sympathique. Mais séparé d'Hassan, il peut devenir lui-même, cesser la comparaison, la confrontation. Il a son père pour lui. Et celui-ci d'ailleurs, au fil du roman, se révèle à nous, sort de cette image statufiée d'homme parfait, de père froid et impénétrable. Tous les personnages de ce roman sont si humains.

Belle évocation sensible de l'exil: ce départ du père et du fils, bientôt rentrés, évidemment. Jamais on ne s'imagine que vingt ans vont passer avant que notre pied reprenne appui sur ce sol. Les espoirs si ténus de tant d'exilés qui s'accrochent tous à cette image, à ce demain. Il se passe donc vingt ans avant qu'Amir pénètre à nouveau en Afghanistan, mais ce pays est autre, dévasté par deux décennies de guerres, par la folie des talibans. Mais Amir cherche un enfant, un regard, Sorhab m'a émue, à la fois si frêle, mais malheureusement adulte avant l'âge.En Afghanistan, il y a beaucoup d'enfants, dit en substance le narrateur, mais l'enfance a disparu...

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