Les lectures de Sole

Recueil de notes sur mes rencontres littéraires, un roman, un essai, peu importe, seul compte le plaisir des moments partagés avec ces mondes merveilleux et troubles.

28 février 2008

critiques en retard

Bon, encore une fois, je me tape sur les doigts... mais je me rattrape. ouf!

Je dois encore écrire mes critiques de :
Ph. Claudel, Le rapport de Brodeck
Grondhal, Piazza Bucarest
K. Hosseini, Mille soleils splendides
A. Indridasson, La voix

Connely, Le dossier Lincoln
H. Coben, Temps mort
Alvin le faiseur tome VI
Th. lavachery, Bjorn aux enfers tome IV
Marisha Pessl, La physique des catastrophes
Joann SFAR,
Greffier
Jean TEULE, Je, François Villon (encore deux jours d'attente....)

Posté par solsol à 22:18 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 février 2008

Marisha Pessl, La physique des catastrophes

pesslJe dois avoir loué ce roman en octobre. Je dois à la bienveillance de Françoise, qui sait que parfois le temps...., d'avoir pu enfin lire ce roman. Pourquoi avoir tant attendu? Je n'en sais trop rien. Il est des livres qu'on a immédiatement envie de lire mais qui reste désespérement en attente. Dans la PAL.
Mais la Physique des catastrophes a eu sa chance. Et bien m'en a pris! Quel roman! Je n'en reviens toujours pas.

Bleue Van Meer nous raconte sa vie. Cette vie, qu'à l'instar de son père, elle construit pour en faire son oeuvre. Et puisque pour écrire son autobiographie, il faut avoir à dire - dixit Gareth Van Meer- nous voilà, dès le début, assurés de l'intérêt que peut avoir la brève existence de cette étudiante sombre de Harvard. Cette jeune fille, orpheline de mère, mène avec son père une vie d'errance au gré des postes universitaires décrochés par celui-ci. Une vie de voyages, de lectures, de citations et de duels intellectuels. Construite autour de son admiration pour ce père plein d’humour et de cynisme.
Pour la dernière année d'études de Bleue, pour préparer son admission certaine à Harvard, ils posent leurs valises pour un an dans la petite ville de Stockton, Caroline du Nord. Une petite ville comme tant d'autres dans le parcours de Bleue. Jusqu'à sa rencontre avec Le Sang Bleu, petit groupe hermétique et charismatique qui vibrillonne autour d'Hannah Schneider, professeur mystérieuse et envoûtante. Une nouvelle vie pour cette adolescente renfermée. Une vie de sorties et d'amitiés. De secrets aussi. Ceux-ci culminant avec la découverte d'Hannah pendue.

J'ai été happée par ce roman. Prise et soufflée. Au point d'en lire le dernier chapitre sur le parking avant de rentrer à la maison: impossible d'attendre le soir pour l'achever.
Mais il est vrai qu'au début j'ai parfois été distraite, dérangée aussi par l'accumulation de références, de citations
. Par sa tendance à gonfler les phrases, à multiplier les compléments. Alors il faut sauter, lire en diagonale, revenir.
Mais ceci n'est vrai que pour le début. En effet, l'histoire est prenante et permet d'oublier ce gonflement. C'est le moment où ce roman polymorphe bascule de l'autobiographie  psychologique au roman policier, avec Bleue dans le rôle de l'enquêteur aux spéculations  folles. Et la fin réserve son lot de surprises...

Je ne regrette donc pas d'avoir lu cette magnifique brique de rentrée. En attendant le roman suivant - plus épuré ?- de Marisha Pessl.

Lire ici la belle critique de Bernard, de Clochette 




Posté par solsol à 23:43 - Romans anglo-saxons - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 février 2008

Xinran, Chinoises

chinoisesJ'avais déjà lu les Funérailles célestes du même auteur. Mais j'avais moyennement accroché. Je ne partais pas le coeur léger dans cette lecture. Un peu d'appréhension, légère mais présente, comme tapie. Dans Chinoises, Xinran compile, toujours via son émission de radio, des infos et témoignages sur la vie des Chinoises. Et c'est, du début à la fin, hallucinant...

En effet, au fil de ses rencontres, les histoires de ses auditrices, Xinran chemine, à nos côtés, dans la découverte de ce que vivent les Chinoises: leur quotidien, leurs souffrances, la difficulté à être. Et ce récit culmine lors de son expédition dans une région "du bout du monde", sur la Montagne hurlante!
Et puis il y a l'horreur de la révolution culturelle. Ce couvercle étouffant qui décima des générations. les histoires reprises ici, toutes plus horribles et éprouvantes, sont à l'image de ce que ces gens se sont vu imposer. J'avais beau avoir lu Balzac et la petite tailleuse chinoise, Les cygnes sauvages et la Couleur du bonheur, la réalité décrite dasn sa simplicité ecoeurante, dans sa nudité effroyable me laisse sans voix.

Posté par solsol à 15:45 - En ce moment, je lis - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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