23 décembre 2007
Agnès Desarthe, Mangez-moi
Registre plus léger que ce roman. Après la Fille des Louganis, ça repose…
Une femme ouvre un restaurant. Son existence jusque là forme un ensemble assez cahotique et douloureux. Une vie de ruptures. Une vie d’attentes aussi. Et puis là, elle ouvre un restaurant. Sans prévenir. Sans pancarte. Un restaurant qui ne vivrait que par le bouche à oreilles des estomacs contentés. Qui ne devrait sa réussite qu’à l’amour distribué et reçu dans les assiettes.
Un beau pari. Une belle brochette d’humains aussi. Parce que Myriam est atypique, elle attire des plantes rares. Tous se croisent, se parlent, s’aiment « Chez moi ».
C’est un roman léger, facile, qui se mange allègrement. Avec ses morceaux plus fins, ses parties tendres, ses passages parfois un peu trop cuits aussi. Mais une alchimie (c’est un mot de Myriam, je crois) qui prend comme une sauce réussie.
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