08 septembre 2007
Metin Arditi, La pension Marguerite
Aldo Neri se réveille et s'installe dans son rituel quotidien, nécessaire car rassurant. Ce soir il joue, avant la répétition avec l'orchestre, le violoniste se protège de tout heurt possible. Mais on ne peut se protéger de tout: une enveloppe, anodine, lui est transmise. Elle contient le journal tenu par sa mère pendant sa psychanalyse, juste avant son suicide. malgré ses tentatives pour l'oublier, Aldo se lance dans une lecture avide, carnassière, de son passé revu, vécu au travers de sa mère. Et nous découvrons la pension Marguerite où il a grandi, des pensionnaires loufoques, Tante Marguerite, "la vieille bique" omniprésente et une mère à la fois très aimante et ailleurs, à la recherche du père absent.
Je n'étais pas tentée par ce roman, la couverture et le titre bof bof bof. Mais je m'étais engagée à le lire. Et j'en suis très heureuse, parce que j'ai la sensation d'avoir fait la rencontre d'un auteur fort. Réussir en aussi peu de pages à créer une atmosphère si dense, à amener son lecteur à ressentir des émotions si diverses, chapeau. D'autant que le personnage principal est, longtemps, peu sympathique..
J'ai beaucoup aimé ce dialogue impossible entre la mère et le fils; cet amour fou, si peu adulte, de cette mère pour son fils est intense et évoqué dans tous ses travers. Dans les yeux de sa mère, on redécouvre Aldo, cet adulte froid: un enfant déchiré entre deux femmes, marqué par l'absence du père et l'ambivalence de ses relations avec sa mère.
Très fort.
03 septembre 2007
Bernhard Schlink, Le retour
commentaire à venir
01 septembre 2007
inscription
Découverte sur le blog d'Allie, cette initiative me plaît. Me voilà donc inscrite, merci Lisa et Sylire.
Dès la semaine prochaine, je me mets en quête de ma lecture pour le 1er novembre. Et puis je me creuse les méninges pour une proposition ...
J'espère que vous aurez aimé Luz.
